les orgues de l’église St Etienne de Roanne

Historique des orgues de l’église St Etienne de Roanne

eglise-st-etienne-roanne1 – Les orgues avant 1861

L’histoire des Orgues de l’Eglise St Etienne de Roanne est relativement ancienne puisqu’une visite pastorale, effectuée le 14 avril 1660 en l’église St Etienne, mentionne la présence « de beaux orgues au fond de la nef « .
Nous retrouvons l’existence d’un orgue en 1731. A cette époque sévissait une telle famine que M. de la Tournelle, curé de la paroisse, après avoir sacrifié sa fortune personnelle, dût vendre « une partie des beaux orgues « qui étaient le principal ornement de l’église. Nous n’avons pas de précision sur la composition de cet orgue, ni d’ailleurs sur celui cité en 1660.

Ensuite, faute de document, nous ne savons pas ce qu’il est advenu de cet orgue entre 1731 et 1860.

Le 1er juillet, le Conseil de fabrique de la paroisse examina la proposition de m. le Curé d’acheter un jeu d’orgue placé dans l’église Notre-Dame de Paris. Le 6 janvier 1861, le Conseil approuva l’acquisition de cet orgue de chœur ainsi que la construction de la tribune destinée à la recevoir.

2 – L’instrument originel

Après la révolution de 1789, la Cathédrale de Paris, de même que les autres églises, dût réduire ses dépenses et donc le personnel qu’elle employait. Ainsi, la maîtrise ayant ses effectifs plus que réduits, la nécessité se fit sentir d’acquérir un orgue de chœur afin de renforcer et soutenir les chants par un moyen convenable d’accompagnement.

On fait appel à la puissante manufacture DAUBLAINE ET CALLINET ; Les Callinet formaient une dynastie qui constitua dans la première moitié du XIXe siècle la plus puissante entreprise de facteurs d’orgue en Alsace et sans doute en France. Elle commence dans la tradition baroque avec le bourguignon François Callinet (1754-1820). Il eut deux fils Joseph et Claude connus sous le nom des frères Callinet qui ont travaillé en Alsace et dans le Sud Est et enfin en neveu , celui qui nous intéresse Louis, qui monte à Paris. Il va travailler à la maison Daublaine dont le directeur est lui-même facteur d’orgue et harmoniste . C’est donc cet atelier qu’il va réaliser l’orgue de chœur de Notre-Dame de Paris

Cet orgue fut installé à Notre Dame de Paris le 30 Avril 1841. Son premier service eut lieu le 2 Mai 1841 pour la cérémonie du baptême du comte de Paris. Cet instrument qui assura le service de chœur de la cathédrale pendant une vingtaine d’années était pourvu d’un buffet de style gothique, particulier à cette époque romantique, exécuté par GODDES.

A la fin de 1857, les travaux de restauration étant dirigés vers le chœur de Notre-Dame, l’orgue de chœur fut condamné à disparaître. En effet , Viollet-le-Duc , à qui l’on avait confié le renouvellement du mobilier, trouva que l’orgue ne s’intégrait pas dans l’ensemble.

La maison Daublaine ayant des difficultés financières est rachetée par la société Merklin, celle-ci va racheter l’orgue de Notre-dame pour la somme de 600 F puis le revendre à l’abbé DUBOST, curé de la paroisse St Etienne de Roanne

3 – Composition de l’orgue à cette époque

L’orgue Daublaine et Callinet de l’église St Etienne se composait comme suit :

GRAND ORGUE : (56 notes)
Bourdon 16′ – Montre 8′ – Bourdon 8′ – Salicional 8′ – Prestant 4′- Flûte 4′ – Fourniture III rgs – Trompette 8′ – Clairon 4′

RÉCIT : (56 notes )
Bourdon 8′ – Gambe 8′ – Voix céleste 8′ – Flûte 4′ – Voix humaine 8′ – Hautbois-Basson 8′

PEDALE : (32 notes )
Soubasse 16′ – Bourdon 8′

Soit un total de 17 jeux réels .

L’orgue fut tout d’abord adapté à ses nouvelles fonctions d’orgue de tribune lors de son installation à Roanne, mais nous ne savons pas quelles ont été ces transformations.

D’autre part, l’orgue fit l’objet d’un relevage par la maison Mercklin et Gutschenritter. Dans son devis , M. Gutschenritter proposait l’adjonction de trois jeux que nous retrouvons aujourd’hui : les deux jeux de pédale et de gambe. Nous ne savons pas si d’autres jeux ont été ajoutés, enlevés ou transformés à cette époque ; c’est le 26 décembre 1909, donc il y juste 100ans que fut inauguré l’orgue après son relevage en présence du chanoine Pierre FRANCON , curé archiprêtre de la paroisse et M. VADON Joseph organiste titulaire .

Il fut restauré à nouveau en 1955 par la maison Dunand. L’orgue, jusque là, mécanique, fut électrifié. Cela fut une source de nombreux ennuis et une nouvelle console fut installée.

Puis à nouveau une nouvelle période sans relevage, et en 1982, grâce à la ténacité de l’association ARENOR dont le président était alors M. DESARBRE, le feu vert est donné pour entreprendre les travaux de relevage. Ceux-ci seront exécutés par la maison MICOLLE

4 – Composition de l’orgue actuel

Il est décidé une reconstruction d’un orgue à trois claviers manuels et pédalier. La traction de clavier sera mécanique et celle des registres sera électrique.
Vous pourrez lire la composition des jeux après reconstruction .

Voici la composition de l’orgue après travaux ;

GRAND ORGUE : (56 notes)
Bourdon 16′ – Montre 8′ – Bourdon 8′ – Prestant 4′ – Doublette 2′ – Fourniture IV – Cymbale III – Trompette 8′ – Clairon 4 ‘-

RÉCIT EXPRESSIF : ( 56 notes )
Bourdon 8′ – Gambe 8′ – Voix Céleste – Flûte 4′ – Flûte 2′ – Basson – hautbois 8′ – Voix humaine 8′ –

Positif (56 notes )
Bourdon 8′ – Montre 4′ – Nazard 2 2/3 – Quarte 2′ – Tierce 1 3/5 – Cymbale III –
Pédale : (32 notes )
Soubasse 16′ – Bourdon 8′ – Principal 4′ Posaume 16′

ACCESSOIRES :
Tirasses I , II et III – Accouplement I/II et III/II – Expression Récit – Trémolo réglable de la console Récit – Combinaison libre sur tous les jeux

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